Le Pentagone regarde de très près les sites de networking social
Ce n’est pas une découverte mais plutôt une confirmation, les services secrets américains ont depuis longtemps déjà considéré les sites de networking sociaux comme une mine d’information.
Le plus ironique dans l’histoire est que l’une des personnes qui a mis au point l’une des plus brillantes methodes d’analyse n’est autre que danah Boyd, qui - pour ceux qui la connaissent - n’a absolument rien a voir avec les services secrets et s’est clairement positionnée contre de telles pratiques. D’un point de vue éthique, elle est insoupsonnable, mais ses travaux ont tout de même bien aidé le gouvernement US, qui, depuis le Patriot Act, s’est mis en tête de ficher la planète entière.
Danah le confesse aujourd’hui dans un post, la méthodologie qu’elle a mis au point au MIT est certainement en usage aujourd’hui au Pentagone.
Au delà du traditionnel ‘les méchants américains’, qui n’avance à rien et qui me met toujours mal à l’aise, je ne peux m’empécher de penser que si les américains sont effectivement un danger aujourd’hui pour les libertés individuelles dans le monde, les européens sont d’une bétise et d’une inneficacité sans limites.
Les finances commencent à peine à se débloquer en France pour des projets de networking social alors que la moitié, déjà, de la population américaine en est adepte.
Si rien n’est fait rapidement, nos identités numériques de demain seront confiés à des sites américain, et donc, mécaniquement, aux services secrets US (cf patriot Act).
Plutot que de financer un contre projet Google, n’aurait-il pas été plus intelligent - plus stratégique - de financer un MySpace Européen ?
Update : un bon article du NewScientist et de Slashdot.
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