Mise en place d’un site de networking social : questions préalables
Il m’arrive souvent d’avoir a faire a des porteur de projets de network sociaux. Souvent, bien trop souvent, ceux ci font l’impasse sur des questions pourtant fondamentales.
Même si les barrières a l’entrée (le prix, essentiellement) se sont effondré pour la mise en place d’un site ‘à la Facebook‘, il n’en reste pas moins que sa mise en place est pour le moins délicate. Prenons un simple paramètre, comme le mode de mise en relation au sein d’un site de networking social : on peut imaginer plusieurs options.
Le plus simple serait de copier les leaders comme MySpace, en laissant non seulement tout le monde s’inscrire, mais en autorisant n’importe quel membre déclarer un lien avec n’importe quel autre membre. Cela a marché pour MySpace, mais cela marchera-t-il pour vous ? Rien de moins sûr. Prenez Orkut, autre grand succès du secteur, mais spécifiquement sud américain : tout le monde ne peut s’y inscrire, il faut y être invité, ou Linkedin, chez qui la déclaration de lien doit être réciproque… tout comme chez Facebook, qui de son coté, a fonctionné sur invitation dans un premier temps (il fallait etre étudiant aux US pour s’y inscrire), puis s’est ouvert dans un second temps ; les déclaration de lien y sont réciproques, mais un membre peut déclarer un lien avec n’importe quel autre membre (contrairement à Linkedin)…
Un vrai casse tête : avec ces deux seules options (déclaration de lien - réciproque ou pas, et inscription sur invitation ou publique), ont crée une multitude de variations et de dynamiques sociales radicalement différentes.
Il n’y a pas de recette au succès : tous les exemples cités ci dessus sont des succès mondiaux, tous ont choisit des règles très différentes concernants ces options. Par contre, il y a sans nul doute des cas de figure ou certaines options s’imposent : dans un réseau à vocation professionnel, laisser n’importe qui déclarer un lien ou même contacter n’importe qui ouvre la voie à un spam intensif. C’est ce qui se passe (en mode premium) sur Viadeo, et c’est l’un des principaux reproche que lui font ses utilisateurs (ce qui ne l’a pas empêché d’avoir un relatif succès en France). A l’inverse, exiger une réciprocité des liens dans un réseau à vocation ludique (comme Facebook le fait), le condamne si l’activité ne prend pas, et impose de le lancer par étapes successive, en étant sûr de réunir un noyau actif suffisamment significatif à chaque fois (ce fut le cas de Facebook, qui s’est ouvert, université après université, avant de devenir le géant que l’on connaît).
Bref, si la mise en place d’un réseau social est désormais rapide et peu chère, le succès est tout aussi, si ce n’est plus qu’avant, une affaire d’expert.
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