Les marques se lancent dans le networking social de niche


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Bon nombre de marques, après s’être essayé à la page MySpace (ou à l’espace dans Second Life) se mettent désormais à lancer leur propre site de networking social en visant une niche plus ou moins proche de leur cible marketing. Quand les dépenses publicitaires sur les sites de networking social devraient atteindre 700 millions d’euros pour l’année 2007, on comprend une telle démarche : tant qu’à être annonceur, autant être support.

Capessa, lancé par Procter & Gamble vise par exemple les femme, SuperDeluxe, lancé par Turner Broadcasting vise lui les hommes, d’autres ont des stratégies plus fines, mais une caractéristique commune apparait sur ces site : la relative discrétion des marques qui les soutiennent.

Cette stratégie de la discrétion (à l’opposé de ce qu’à récemment fait Fortis sera-t-elle gagnante ? Pas sûr, tout du moins en France, où les consommateurs sont certainement plus méfiant qu’ailleurs. Capessa gagne la palme de la discrétion, il vous faudra fouiller au fin fond du site pour découvrir son affiliation avec Procter & Gamble… pas très clean.

Source : Fast Company

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Après Cisco, voici BEA…


bea logoLes entreprises ont bien compris que le web 2.0 était la voie à suivre, mais voilà, elles ne font pas confiance aux Startups pour les accompagner dans cet univers.

Fragilité des acteurs, solutions logicielles parfois géniales et économiques mais demandant de trop grandes remises en cause de services informatiques un tantinet conservateurs, les raisons sont multiples, et les gros du secteurs ont repéré une opportunité qu’ils ne veulent pas manquer.

Qui aurait imaginé confier la mise en place d’un network social à CISCO il y a 6 mois ? Pas moi en tout cas.
Le dernier à débarquer dans l’univers Web 2.0 est un autre dinosaure de l’informatique : BEA.

Habitués aux gros systèmes, pilotés par des équipes imposantes aux méthodologies lourdes (soit l’exact opposé de la philosophie web 2.0), BEA est un acteur important de l’univers Java en entreprise (lui aussi à mille lieux du web 2.0). Je dis cela pour les plus jeunes qui n’ont probablement jamais entendu parler de BEA (et qui n’en entendront probablement plus jamais parler, d’ailleurs).

C’est à la fois une bonne et une mauvaise nouvelle, mauvaise car la solution web 2.0 de BEA va indéniablement faire de l’ombre à des solutions plus souples, plus prometteuses, plus innovantes et bien plus économiques, et dès lors donner un coup d’arret à plusieurs startups qui sont sur les rangs du web 2.0 en entreprise, mais c’est une bonne nouvelle car elle va permettre malgrès tout de dépoussiérer bon nombre de systèmes d’informations préhistoriques auxquels les entreprises ne peuvent pas toucher par volonté de ‘conserver l’existant’, mais aussi (et surtout) par volonté de ne pas se mettre à dos un service informatique dont - bien souvent - la force, la taille et le poids au sein d’une société, est liée à l’adoption de coûteuses solutions telle que celles de BEA (je n’ai rien contre BEA, bien au contraire).

Les premiers pas de BEA dans le web 2.0 ressemblent à un renard maladroitement déguisé en poule et partant à l’assaut d’un poulailler.

Le nom de leur solution, tout d’abord, fait hurler de rire : en.terpri.se . Yeah baby, nous ne somme pas suédois (.se), mais on a bien compris la sémantique des noms de statups cool de la silicon valley (et puis on est réaliste, BEA, malgrès leurs récents efforts en matière de branding, cela évoque plus une armada vendeurs en costume-cravate sur un salon poussiéreux - à la Xerox - qu’une armée de développeurs branchés Ajax et Ruby dans un barcamp).

Passons, en.trepri.se est la solution Web 2.0 de BEA, leur site de présentation est très web 2.0 mais on sent qu’il n’en ont pas compris la profondeur et la modernité (j’allais dire l’éthique, mais je m’égare)… une optimisation SEO ridicule (toutes les pages du site ont le même nom, et je vous fais grâce de la longue liste de bêtises du même ordre, qu’un stagiaire aurait immédiatement repéré, comme la navigation en flash… etc.) On a bien à faire à un renard déguisé en poule, mais avec une sincère volonté de s’y mettre, mais pas trop… Ils ont par exemple ajouté à leur site de présentation l’incontournable blog projet, mais se sont hatés d’y retirer toute mention à Wordpress qui fait tourner leur solution… Pas très web 2.0 comme état d’esprit.

Ceci dit, et pour peut qu’on puisse en juger à ce stade, BEA propose effectivement une suite d’outils permettant de ‘web deux-iser’ une solution BEA. (je doute que qui que ce soit se lance dans le développement d’une appli web 2.0 ‘from scratch’ sur une base BEA, ne serait-ce que pour une question de coût).
Et la liste des fonctionnalités, sans être totalement exhaustive, est néanmoins complète : social, tagging et sémantique, user generated content, bookmarking, widgetisation de services, identité… à première vue, les ingénieurs de BEA ont été studieux et ont bien fait leur boulot, il semblerait (il est un peu tôt pour faire autre chose que du conditionel) que BEA donne les moyens à ses clients de tourner la page du web 1.0 tout en pérennisant leur SI actuel. Qui plus est, BEA insiste lourdement sur des dimensions il est vrai souvent négligées dans le web 2.0 : la sécurité, le tracking des utilisateurs, l’intégration de composants disparates que l’on souhaite péréniser… Un web 2.0 pensé pour être construit sur un existant nécessairement bordélique car hérité d’une décénie de stratégies informatiques par toujours cohérentes. Là où la plupart des solutions web 2.0 proposent de repartir à zéro, c’est forcément rassurant.

Une aubaine pour les restataires de services web 2.0, car les entreprises ayant fait le choix de BEA n’étaient clairement pas prètes ni à mettre à la poubelle leur système d’information (vu les sommes investies, on les comprend), ni à en construire un autre à coté (les système web 2.0 étant - j’en ai encore eu confirmation récemment - tendance à canibaliser - en temps d’usage - les anciens systèmes).
BEA a une liste de clients impressionnante dont bon nombre vont sans nul doute se lancer dans l’aventure du web 2.0, et si BEA leur en donne les moyens, il ne répond pas à la question centrale : le web 2.0, pour faire quoi ? Par contre, il laisse le champ grand ouvert, et les possibilités sont vastes, que ce soit en matière de CRM, d’intranet, de B2C, de B2B…

Or s’il est une chose évidente (et c’était déja le cas pour le web 1.0), c’est que le web 2.0 peut totalement révolutionner la façon de fonctionner en entreprise, domaine où BEA est un acteur de poids. Le collaboratif est un facteur de productivité évident, l’accès rapide et pertinent à l’information aussi, sans même évoquer l’univers du CRM, de grandes choses restent à faire.

Il fut une époque où les entreprises préféraient une suite Broadvision ou Vignette à un million de dollars plutôt qu’un open source, nous voici repartis dans un cycle similaire, ce n’est finalement pas si grave, les grosses entreprises ont les moyens, et si l’aspect jusqu’ici ‘cheap n’ dirty’ des projets web 2.0 peut gagner ses lettres de noblesses et devenir une démarche rassurante, alors tant mieux, tout le monde y gagnera.

BEA et CISCO (sans parler de Lotus, IBM, Salesforce et consort), permettront au moins une chose, convaincre les directions informatiques que le web 2.0, c’est bien. Chose jusqu’ici impossible à réaliser avec de l’ajax, du Ruby, ou de l’open source.

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